mercredi 30 août 2017

FOCODE participe à la journée internationale des victimes de disparitions forcées

30 août 2017. Journée Internationale des Victimes de Disparitions Forcées. Semaine NDONDEZA.

 
Une pensée spéciale à:
 
- Christa Benigne Irakoze et Eddy Ndayisaba arrêtés à Rubirizi le 29 décembre 2015 par le Lieutenant-colonel Darius Ikurakure;
- Albert Dushime arrêté à Kirundo le 21 novembre 2015 par le Commissaire Provincial de la Police de Kirundo;
- Bernard Baranjoreje, responsable du MSD enlevé à Kigobe le 19 janvier 2016 par des agents du SNR;
- Hugo Haramategeko, président du parti NADEBU, enlevé par la garde du Général Gervais Ndirakobuca à Mutakura le 09 mars 2016;
- Rémy Matabura enlevé à Mugamba le 17 avril 2016 par des éléments des personnes en tenue de la Police;
- Eric Niyungeko, responsable du MSD, enlevé à Bujumbura le 31 octobre 2015 par l'officier du renseignement Gérard Ndayisenga;
- Clovis Ntukamazina et Emmanuel Kamana arrêtés à Kinindo le 21 octobre 2015 par le Commissaire Désiré Uwamahoro (alors commandant de la Brigade anti-emeute);
- Nestor Ndayizeye, chef élu de la Colline Kiyonza, arrêté à son bureau de Kiyonza (Kirundo) le 02 octobre 2015 par l'officier du SNR Joseph-Mathias Niyonzima alias Kazungu;
- Ernest Nimbona arrêté à Buringa le 31 octobre 2015 (après l'attaque d'un convoi funéraire par la police) par des éléments de la BAE de désiré Uwamahoro;
- Jimmy Nimbonera, arrêté à Mubuga (Bururi) le 29 juin 2016 par le sous-commissaire provincial de la Police à Bururi Jean-Gentil Nizigiyimana et le Gouverneur de Bururi Christian Nkurunziza;
- Adjudant Philibert Nduwamungu, Adjudant-major emmanuel Nahayo et Caporal Ndereyimana enlevés à Kamenge le 19 mai 2016 par la garde de Joseph-Mathias Niyonzima;
- Policier Alexis Manirakiza alias Kabila arrêté à Cibitoke le 21 janvier 2016 par un groupe de militaires et de policier conduits par l'adjudant Alexis Ndayiragije et le policier Juma de Cibitoke;
- Frères jumeaux Bukuru Shabani et Butoyi Shabani enlevés à bwiza et Rohero par un policier de l'API le 27 novembre 2016;
- Augustin Hatungimana alias Tarpon, responsable de la jeunesse du MRC-Rurenzangemero, enlevé à Cibitoke le 09 décembre 2015 par l'officier du SNR Joseph-Mathias Niyonzima;
- Alexis Ngabonziza, Ferdinand Havyarimana et caporal-chef Ernest Ndayizeye enlevés à l'Etat-major général de l'armée le 06 juillet 2016 par des éléments du Bureau Renseignement de l'Etat-major général de la FDN;
- Savin Nahindavyi, officier du SNR, enlevé à son service au quartier général du SNR, le 1er Mai 2016 par des éléments du département de la documentation intérieure au SNR;
- Adjudant Alexis Hakizumukama, sous-officier infirmier au Camp Bururi, arrêté à Mutakura le 22 décembre 2015 par le Capitaine Prudent Ntazimana;
- OPC2 Jérôme Ndikuriyo, officier supérieur de la Police Nationale, enlevé à Kamenge le 26 mai 2016 par l'officier du SNR Joseph-Mathias Niyonzima selon une enquête Ndondeza;
- Albert Kubwimana, un élève du secondaire qui révisait ses cours, enlevé chez lui à Cibitoke le 22 octobre 2015 par le brigadier Jonas Ndabirinde, un sous-officier de la garde présidentielle;
- OPP2 Simon Masumbuko, officier de la Police nationale, enlevé à Kobero le 27 mars 2016 par des éléments du SNR;
- Armand Nsabimana alias Nkokero, ancien officier de l'armée burundaise, arrêté à Musaga le 24 juin 2016 sur ordre du Major Jean de la Croix Ntibagwiga (chef de poste position Ecossat) et conduit après torture à une destination inconnue par le major Pascal Minani alias Mababa (Commandant du Camp Muha);
- Belyse Ntakarutimana, militante du MSD, arrêtée à Mutakura le 16 janvier 2016, par le capitaine Prudent Ntazimana;
- Adjudant Hippolyte Nzitonda, greffier au Conseil de guerre, enlevé à Mutakura le 03 juin 2016 par des personnes en tenue de la Police;
- Adjudant-major Déo Ndagijimana alias Kibamba, enlevé le 17 février 2016 après des menaces de mort proférées par le Colonel Ignace Sibomana, G2 à l'Etat-major général de l'armée;
- Caporal Placide Mpawenayo enlevé à Kamenge le 04 avril 2016 alors qu'il avait rendez-vous avec le 1er sergent major Ndayishimiye du camp Muzinda;
- caporal-chef Vincent Kwizera enlevé à Kamenge le 14 décembre 2015 par des personnes en tenue de la Police Nationale;
- Alain-Joseph Kadada enlevé à Kamenge le 03 janvier 2016 par l'officier du SNR Joseph-Mathias Niyonzima;
- Pacifique Birikumana, chauffeur à l'Economat Général du diocèse catholique de Ngozi, enlevé à Ngozi le 08 avril 2017 par des Imbonerakure et des élements du SNR-Ngozi;
- Aimé-aloys Manirakiza et Eddy Uwimana, deux miliciens Imbonerakure arrêtés à Kanyosha le 25 mai 2017 par le Brigadier Jonas Ndabirinde de la garde présidentielle;
- Alexis Nkunzimana et Emelyne Ndayishimiye (couple) enlevés les 07 et 08 décembre 2015 à Bujumbura par des éléments de l'API et du SNR;
- Evariste Nyandwi alias Matwi, riche homme d'affaires de Rutana, enlevé à Rutana le 30 décembre 2016 par des éléments du SNR Rutana et de la garde présidentielle;
- Honorable Oscar Ntasano, ancien parlementaire et hommes d'affaires, enlevé à Bujumbura le 20 avril 2017 par des éléments liés à la garde présidentielle;
- Adjudant François Nkurunziza arrêté à Muyinga le 24 janvier 2017 (et serait exécuté) sur ordre du G2 Colonel Ignace Sibomana et sous la supervision de Gérard Ndayisenga, responsable du SNR à Muyinga;
- Boris Sinagaye arrêté à Rugombo le 23 mars 2016 et remis à Jovith Butoyi, alors repsonsable du SNR à Cibitoke;
- Jasper Arakaza, enlevé à Kamenge le 26 décembre 2015 par Emmanuel Niyongabo, alors administrateur de la Commune Cibitoke;
- Jean Bigirimana, Marie-Claudette Kwizera et plusiers centaines d'autres personnes arrêtés par le SNR, la police, l'armée et les imbonerakure depuis avril 2015 et qui n'ont jamais été retrouvés.
 
 
Incroyable mais vrai, une honte nationale: des citoyens arrêtés par des organes de l'Etat qui deviennent introuvables et l'Etat qui reste muet !

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des victimes de disparitions forcées, le Focode Asbl organise à partir d'aujourd'hui une semaine de communications sur ce phénàmène au Burundi. Des messages en mémoire des victimes, un rapport sur les auteurs des disparitions forcées, une lettre à la CPI, des rapports d'enquête sur les disparitions forcées meubleront cette semaine.

Le FOCODE plaide pour l'ouverture rapide de l'enquête de la CPI sur les crimes contre l'humanité en cours au Burundi depuis avril 2015.

Sur le lien http://ndondeza.org/category/rapports-ndondeza/ visitez les rapports de la Campagne Ndondeza contre les disparitions forcées au Burundi.

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