jeudi 20 juillet 2017

Gestion familiale de l'ambassade du Burundi aux Pays-Bas

#Burundi L'Ambassadrice Vestine Nahimana a déjà defrayé la chronique par le niveau deshonorant de ses correspondances et de ses déclarations, un niveau parfois digne d'un écolier du primaire. Cela est peut-être tolérable, elle ne fait plus exception quand on écoute les déclarations de certains ministres ou d'un vice-président de la république. La médiocrité ne gêne pas Nkurunziza. Mais les dernières accusations soulevées par des membres de la diaspora burundaise aux Pays-Bas, particulièrement par Monsieur Adrien Rugambarara, méritent une attention particulière. Est-ce vrai que l'Ambassade du Burundi à La haye est gérée comme une propriété familiale de l'Ambassadrice, souvent en violation des lois du pays hôte?


Les accusations publiées hier par Adrien Rugambarara sont graves. L'Ambassadrice Vestine Nahimana "engage et vire des employés comme elle veut". Ainsi elle aurait récemment viré un homme régulièrement employé à la résidence pour "engager au noir, en toute illégalité, son amie Françoise". Françoise n'est pas n'importe qui, elle est très connue sur les réseaux sociaux comme une des prédicatrices de la haine. Sous son pseudonyme Fammy Mtiza, Madame Françoise Ntimpirangeza anime sur Facebook un compte très virulent. La dame travaillerait "au noir" à l'Ambassade depuis quatre mois. Bien plus, l'Ambassadrice employerait son fils Brice Irambona comme chauffeur (à d'autres tâches aussi) et le fils l'accompagnerait parfois dans des rendez-vous officiels. Pire, le fils (récemment rentré de France où il était étudiant) n'aurait même pas de permis de travail ni celui de résidence. "Imaginez le scandale si un jour il fait un accident", s'exclame Adrien Rugambarara. Pourtant l'Ambassade dispose d'un chauffeur régulièrement employé que Madame l'Ambassadrice préfererait ignorer.


Ce genre de questionnements des citoyens portés au grand jour ne devraient jamais passer inaperçus. C'est vrai que cela peut sembler superflu de poser des questions de bonne gouvernance à un régime qui n'hésite pas à tuer et à faire disparaître des citoyens au vu et au su de tous. Je n'attends même pas une vraie réponse d'Alain-Aimé Nyamitwe, il nous dira que cela ne nous regarde pas et que nous sommes seulement intéressés à ternir l'image du régime "très très démocratique" de Pierre Nkurunziza, comme si on peut noircir ce qui est déjà complètement sombre ! Chez les Nyamitwe, la communication c'est une arène de boxe ou de karaté où les coups réussis ne seraient que des insultes et des grossieretés. Mais je reste convaincu que même dans une dictature sanguinaire, j'allais dire irrationnelle comme celle de Nkurunziza, il y a des limites à s'abstenir de dépasser. Ou bien les accusations contre Madame Vestine Nahimana sont fausses et il faut communiquer pour éclairer l'opinion, ou bien ces accusations sont vérifiables et il faut la sanctionner. Espérons au moins que la présence du fils venu de France améliorera le niveau des correspondances de Madame l'Ambassadrice. Et que le cri d'Adrien Rugambarara améliorera les conditions de travail de Fammy Mtiza.

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