lundi 26 juin 2017

Campagne contre le déploiement du Major Marius GAHOMERA dans l'AMISOM

#Burundi #1212Massacre #GahomeraUnfitForPK Marius Gahomera est indigne de participer dans une mission de maintien de la paix. Son pochain déploiement dans AMISOM sera une honte pour l'Union Africaine, l'Union Européenne et les Nations-Unies. Avec le hashtag #GahomeraUnfitForPK, nous lançons ce 26 juin 2017 une campagne citoyenne contre le déploiement du "Bourreau de Mujejuru", et de plusieurs autres présumés auteurs de violations graves de droits humains, dans la Mission de l'Union Africaine en Somalie AMISOM.




Le Major Marius Gahomera (SS0663, commandant du 221ème bataillon commando de Ruyigi) a été souvent cité dans plusieurs cas d'enlèvements, d'assassinats et d'exécutions extrajudiciaires d'opposants au troisième mandat de Pierre Nkurunziza dans les communes de Mukike, Mugongo-Manga et Mugamba. Le cas le plus emblématique est celui de sept jeunes, présumés rebelles de l'attaque du Camp Mujejuru le 11 décembre 2015, arrêtés et détenus au cachot de la police à Ijenda. Dans la soirée du même 11 décembre 2015, le Major Gahomera les a retirés du cachot de la police "pour un interrogatoire" au Bar NONOKA. Le lendemain matin, les corps sans vie des sept jeunes jonchaient la route sur la colline Kanyunya de la zone Rukina, commune Mukike. En avril 2016, le Lieutenant-Colonel Alexandre Mbazumutima, chargé du renseignement (B2) dans la 120ème brigade de Mujejuru, a décidé de déserter l'armée nationale après avoir échappé à trois tentatives d'assassinat selon ses proches: il avait dressé un rapport accablant sur l'exécution des 7 jeunes de Mujejuru par Marius Gahomera. Plus tard, Valentin Bagorikunda, alors Procureur Général de la République a reconnu publiquement que des jeunes arrêtés à Mujejuru avaient été exécutés et que les auteurs de ce crime faisaient objet d'une enquête. Le Major Gahomera est resté libre. Il vient d'être désigné pour une formation de "pré-déploiement dans les missions de l'UA ou de l'ONU". Selon des sources, le Major Gahomera sera dans le 44ème bataillon AMISOM qui sera déployé à la mi-juillet 2017. Nous profitons de cette occasion pour dénoncer encore une fois l'encouragement et la récompense des criminels burundais par leur déploiement dans des missions de paix. La campagne #GahomeraUnfitForPK ou "Gahomera est indigne pour les missions de maintien de la paix" va dénoncer plusieurs autres cas de présumés auteurs de violations graves de droits humains déployés dans les missions de paix.


Des militaires commencent à craindre de prendre part à des violations de droits humains car ils savent que cela aura un impact sur leur carrière. Le déploiement du Major Gahomera sera un encouragement à ceux qui commençaient à hésiter. L'Union Africaine, l'Union Européenne et les Nations-Unies porteront une très lourde responsabilité si elles continuent à récompenser de présumés auteurs de crimes contre l'humanité.

Une pensée spéciale aux sept victimes exécutées à Kanyunya:
1. Fabrice, élève de la 7ème année
2. Thierry, élève de la 3ème lettres Modernes
3. Lewis, finaliste des humanités générales
4. Jean-Marie, finaliste des humanités générales,
5. Gédéon, vendeur des unités téléphoniques au camp des déplacés de Kutwuya (Mayuyu)
6. Un inconnu arrêté en cours de route, venant de Rusaka et qui allait vendre la bière de sorgho (Impeke) à Ijenda
7. Un inconnu, originaire de Kirundo, qui travaillait à Ruzibazi

Les victimes ont été tuées d'au moins une balle dans la tête. Des sources ont évoqué une cruauté particulièrement inhumaine à l'égard des victimes hutus (au moins trois des sept victimes). Plusieurs balles ont été tirées dans leurs visages pour les défigurer; des parties du visage de Lewis auraient été nottamment amputées. Gahomera aurait ajouté à leur égard: "vous, vous êtes tués par votre bêtise!" (Mwishwe n'ubujuju bwanyu). Les corps auraient été enterrés deux à deux dans des fosses communes selon des sources à Mukike.

Mobilisons-nous!

#Sindumuja

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Rappel d'une publication du 14 décembre 2015

#Burundi #1212Massacre Major Marius Gahomera, un ancien de l'#Amisom, responsable d'exécutions extrajudiciaires à Mujejuru.

Vendredi matin, 11 décembre 2015, un petit groupe de rebelles a attaqué le Camp Mujejuru dans Bujumbura Rural. Les combats n'ont pas duré et sept rebelles ont été rapidement capturés. Dans la journée, le Commandant du Camp Mujejuru, Major Nzigamasabo, a remis les sept rebelles capturés à la police au centre d'Ijenda. Les rebelles ont passé la journée dans le cachot de la police.

18h. Le Major Marius Gahomera, Commandant du 221eme Bataillon Commando de Ruyigi arrive au cachot de la police Ijenda. Son camp est venu renforcer la 1ere région militaire et se trouve basé à Nyabiraba. Son nom est souvent cité dans des arrestations d'anciens manifestants contre le 3eme mandat de Nkurunziza. Arrivé au cachot, il réclame les sept rebelles et les amène, dans le véhicule du Commandant du 121eme Bataillon Para, à l'endroit communément appelé NONOKA. Qui lui a donné l'ordre et l'autorisation de récupérer des détenus déjà sous la responsabilité de la police et dont l'OPJ avait commencé à constituer le dossier? Qui lui a donné l'ordre de transférer à l'armée des prisonniers à 18 heures?

19h30. Des coups de feu au NONOKA. Le Major Marius Gahomera vient d'exécuter, à bout portant, les sept jeunes prisonniers. Sans aucune forme de procès. Dans la nuit, les cadavres sont jetés dans la route vers Mukike, à Kanyunya, pour terroriser une population réputée opposée au 3eme mandat de Nkurunziza. Le matin, la population découvre cette scène macabre de cadavres, parfois aux visages fracassés, jonchant la route!

Le Major Marius Gahomera est un ancien de l'Amisom. Il rappelle un autre bourreau, le Colonel Alfred Museremu, un ancien de la mission des Nations-Unies en Haiti, et bien d'autres qui deviennent célèbres dans les exactions contre la population après avoir participé dans les missions de l'ONU. Tout récemment Pierre Nkurunziza a promis aux plus zélés de l'armée de participer rapidement dans les missions de l'ONU pour gagner 13 millions ! Le Colonel Gaspard Baratuza vient de recevoir sa récompense : devenir porte-parole de la #Minusca après avoir justifié l'innommable #1212Massacre. Aujourd'hui plus que jamais, la question de la participation du #Burundi dans les missions de l'ONU est posée. Peut-on continuer à tolérer que les avantages onusiens deviennent l'émulation des assassins? Bientôt, la responsabilité même de l'ONU risque d'être engagée.

#Sindumuja

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