vendredi 20 novembre 2015

La saisie de mon compte bancaire et celui du FOCODE ne changeront pas mon engagement

J'apprends, depuis ce matin, qu'une procédure de fermeture des comptes bancaires de certains acteurs de la société civile serait en cours, sur initiative du Procureur Général de la République, Valentin Bagorikunda. Je n'ai pas encore de confirmation officielle, mais je ne serais pas surpris si c'était le cas. Il l'a déjà fait contre Madame Marguerite Barankitse et la Maison Shalom dont elle est présidente.
En ce qui me concerne, la fermeture de mon compte et celui du FOCODE ne changera rien à mon engagement et celui du FOCODE. Nous combattrons le troisième mandat de Pierre Nkurunziza jusqu'au bout. Et nous n'abandonnerons pas le combat pour l'émergence d'une société burundaise démocratique, réconciliée, juste, prospère et respectueuse des droits de la personne humaine.
Je connais aussi l'engagement de mes collègues provenant d'autres organisations également ciblées. Je suis malheureusement choqué que Monsieur Bagorikonda n'a même pas attendu la fin du deuil de Pierre Claver Mbonimpa avant de lui ajouter d'autres malheurs. Nous avons enduré des menaces de mort, nous avons enduré la surveillance permanente, nombre de citoyens souffrent et traversent des tribulations sans nom à cause de l'entêtement d'un homme. Je ne suis pas prophète pour prédire l'avenir,mais j'ai une conviction intime que le jour de notre délivrance n'est pas trop éloigné, quoique chaque jour de souffrance est trop long. Nkurunziza va et doit partir!
Je crois en la vertu du dialogue et j'espère encore que Nkurunziza finira par comprendre que nous avons, tous, tout à gagner en négociant. Mais il aura tout à perdre en refusant la main que nous lui tendons. Et nous aurons malheureusement tous à perdre.
Je salue la dernière publication de Madame Dlamini Zuma qui confirme que l'option d'une intervention militaire reste ouverte, même si celle du dialogue est prioritaire. Je remercie tous les partenaires internationaux qui ont compris le cri du peuple burundais et qui œuvrent pour la résolution rapide de la crise en cours.
C'est dur,mais souvent les malheurs d'un peuple forgent les canaux de son bonheur futur.
‪#‎Sindumuja‬

Aucun commentaire: